Économie

Économie

Très clairement, le tourisme est le poumon économique de l’Archipel des Canaries. Avec plus de 80% du revenu brut issu directement de la venue des vacanciers, les îles Canaries vivent de leurs beautés naturelles et du climat particulièrement clément et ce depuis 1880.

Malgré cela, le chômage est élevé (+de 30%) et la population plus pauvre que dans le reste de l’Espagne.

Tourisme

Aujourd’hui, l’Archipel est la troisième zone touristique d’Espagne juste derrière la Catalogne et les Baléares. Il y a environ 5 fois plus de touristes en visite sur les îles Canaries que d’habitants à l’année et le tourisme de masse a véritablement émergé à partir des années 50. Corollaire décevant mais au combien commun, de vilaines constructions touristiques sont apparus dans les zones les plus recherchées.

Sur Fuerteventura et Grande Canarie ce sont surtout des vacanciers allemands qui sont présents alors que sur Lanzarote et Tenerife ce sont des anglais. Les français, moins importants, sont moins cantonnés à une île en particulier.

Avec 13 millions de touristes à l’année, il s’agit pour l’Archipel du principal enjeu/défi pour les décennies à venir. L’environnement, qui est un des atouts local est menacé par le tourisme. C’est cette difficile équation que devra résoudre les Canaries.

Agriculture

À côté de cet industrie du tourisme, l’agriculture se fait toute petite (3%) et en baisse constante (30% dans les années 60, 10% en 1990). Aujourd’hui, c’est moins de 10% du territoire qui est cultivé. D’ailleurs, les îles Canaries doivent importer car la production locale ne fournit même pas 20% des besoins.

Ce sont les productions de bananes et de quelques autres fruits et fleurs aimant le soleil qui concentrent la majorité de la production et de l’exportation (tomates, ananas, papayes, melons, avocats, oranges et fruits exotiques, plantes et fleurs coupées). La concurrence est rude avec l’Amérique latine et le manque d’eau ne facilite pas la tâche mais la proximité de l’Archipel avec l’Europe, un protectionnisme espagnol et les perfusions de la PAC permettent à la production canarienne de survivre.

La culture de la pomme de terre (la papa) reste importante. Aloe vera et tabac sont cultivés de façon marginale.

Par le passé, la canne à sucre était cultivé dans l’archipel mais tout s’est arrêté vers le 16ème siècle lorsque la concurrence du nouveau monde rendit cette activité non rentable.

Le vin était aussi exploité sur les flancs des reliefs. Du 16ème siècle au 18ème siècle, l’activité liée au vin était florissante. Puis la maladie et les sauterelles décimèrent la quasi totalité des plants. Aujourd’hui, cette activité reprend doucement.

La cochenille a, elle aussi, été élevé sur place afin de produire des colorants (rouges) pour l’industrie alimentaire. L’activité a stoppé vers 1870 après moins de 50 années ne pouvant pas résister à la concurrence des colorants synthétiques.

Pêche et activités liées à la mer

Les eaux sont poissoneuses et si les quotas de pêche n’étaient pas si importants, ce secteur d’activité serait florissant. Mais ce n’est plus le cas et les pêcheurs font grise mine malgré leur situation enviée de zone de pêche majeure du pays. On distingue deux type de pêche :

  • les petits pêcheurs locaux qui ne s’aventurent pas très loin des côtes et qui alimentent le marché local ;
  • les navires industriels qui pêchent la sardine, le poulpe et les calamars du côté de l’Afrique.

À noter que du fait de sa position géographique, les porte-conteneurs géants et les bateaux de croisières font naturellement escale sur l’Archipel.

Secteur tertiaire

Les services sont omniprésents même sans le tourisme. Au total, 75% des emplois sont liés au secteur tertiaire et le PIB de l’île repose dans des ratios similaires sur les services.

Industrie

Si on exclut les activités liées au pétrole et à son raffinage de même que l’agroalimentaire, l’industrie est quasi inexistante sur les îles Canaries. La raffiinerie de Santa Cruz sur l’île de Tenerife est la plus importante d’Espagne.

Photo : Jose Mesa