El Hierro

Découvrir El Hierro

Au sein de l’archipel des Canaries, El Hierro tient une place à part. C’est l’île la plus petite et la plus éloignée de l’Afrique. Située à 60km de La Gomera et recherchée par les amateurs de botanique, par les plongeurs et par les randonneurs, El Hierro se mérite. Elle est peu fréquentée par les touristes et son authenticité séduit.

En forme de croissant, l’île de 269km2 s’articule autour d’une crête qui s’étend de l’extrémité Ouest au Nord de l’île. Sa forme et son relief si spéciaux sont tout simplement l’effet d’une activité volcanique importante (et toujours en activité). Ancien volcan bouclier dont une partie s’est effondrée et qui se nomme El Golfo, l’île qui culmine à plus de 1500m, tire sa richesse de son sol et de l’écosystème si particulier qui s’y est développé.

Réserve de biosphère reconnue par l’Unesco depuis 2000, l’île abrite une faune et une flore que l’on retrouve nul part ailleurs. Ainsi, le lézard géant qui a faillit s’éteindre, l’arbre fontaine ou encore les génévriers tordus par les vents sont-ils aujourd’hui encore des symboles de l’île.

Anciennement appelée île du méridien zéro (notamment dans les cartes du 16ème au 19ème siècle), l’île est aujourd’hui connue pour être entièrement autosuffisante en énergie. La centrale hydro-éolienne Gorona del Viento utilise l’énergie du vent et de l’eau et transforme l’eau salée en eau douce pour les 11000 personnes qui habitent les lieux.

Randonnée à El Hierro

Il faut des mollets d’acier pour avaler les dénivelés de l’île qui surprend par ses raidillons. Mais quel spectacle ! L’océan déchaîné qui vient se fracasser contre les à-pics, les plateaux ventés, les déserts de lave, les miradors et leurs panoramas plongeants… autant de paysages surprenant qui méritent à eux seul les courbatures d’une longue journée de crapahute.

El Hierro, c’est plus de 260km de sentiers. Ils sont classés en 3 catégories, du plus simple au plus difficile. Il y a notamment une randonnée qui fait le tour de l’île et une carte bien faite et gratuite distribuée par l’Office de tourisme de l’île. Seul bémol, les randonnées ne reviennent pas forcément à leur point de départ.

Plongée à El Hierro

Rien ne présageait que ce petit village allait devenir une capitale de la plongée. Pourtant, La Restinga attire des milliers de plongeurs vers ses eaux claires et chaudes toute l’année.

Au programme : tombants, fonds sablonneux, grottes, constructions volcaniques le tout agrémenté d’une faune et d’une flore variée. Il y a même des requins ! La réserve marine se déploit sur plusieurs centaines de km2 et les plongeurs peuvent descendre jusqu’à 300m de profondeur.

De quoi en prendre plein les yeux et plaire aux pratiquants de tous niveaux (même avec un simple masque-tuba). Au total, 46 spots de plongée sur l’île dont 10 uniquement à La Restinga.

Valverde

La capitale de l’île surprend par son calme. Accrochée à 600m d’altitude, c’est surtout l’endroit ou l’on arrive/repart en avion ou en ferry et ou l’on trouve tout le nécessaire obligatoire (administratif, courses…). Le centre ville et le musée ethnographique permettent d’occuper une demi-journée de battement.

Au Nord de la capitale, le mirador de la Pena offre un point de vue majestueux et vertigineux sur l’océan plusieurs centaines de mètres en contrebas.

El Golfo

C’est sur les éboulis de l’ancien volcan que la Frontera s’est développée. Grande plaine aux conditions climatiques clémentes pour l’agriculture, c’est ici que l’on retrouve la majorité des hébergements.

Distant de la capitale de 15 minutes de route seulement (merci le tunnel), c’est aussi ici que les habitants de l’île aiment se reposer et que les amateurs de piscine naturelle se retrouvent et profitent notamment de la majestueuse Charco Azul.

Le reste de l'île

À l’Ouest : Ici le vent est maître et les arbres pliés à l’horizontal le rappelle à tous les visiteurs : la Dehesa est le lieux idéal pour admirer les forces de la nature en action. Attention à la baignade, notamment sur la plage d’El Verodal, magnifique mais particulièrement dangereuse.

À l’Est, au Sud et au centre : Montagne et austérité. Peu de choses poussent ici. Pourtant l’homme a essayé en vain. Seul El Pinar permet l’agriculture dans le coin et à part San Andrés, peu d’habitations. El Garoé avec l’arbre fontaine mérite le coup d’oeil.

Photo : Azuaje