Lanzarote

Découvrir Lanzarote, l’île aux volcans

C’est l’île la plus proche du continent africain (140km) et pourtant il y fait bon malgré un climat très sec. Les pluies tombent seulement en hiver et en quantités importantes mais très limitées dans le temps. En été le temps est agréable et la chaleur (supportable) de la journée contraste avec les nuits douces.

Île de lave, Lanzarote est la plus ancienne île de l’archipel des Canaries. Les paysages sont minéraux : la terre est noire ou ocre et les plages ne font pas exception à la règle. Le dépaysement est assuré et les paysages lunaires notamment dans le parc national de Timanfaya que l’on parcourt à dos de chameau contribuent à l’impression d’ailleurs.

L’île est grande (845km2) mais pas très haute : son sommet, le Peñas del Chache culmine à 670m. Troisième île la plus peuplée de l’archipel, Lanzarote et ses 140000 habitants vivent de l’agriculture, des salaisons et désormais surtout du tourisme.

À visiter : les volcans, les tunnels de lave aménagés, El Golfio, les salines de Janubio et Los Hervideros.

jardin de cactus lanzarote

Jardin de cactus

C’est la dernière œuvre de César Manrique sur l’île. Le jardin de cactus est une ancienne carrière transformée en cactarium en suivant les préceptes de l’art total de l’artiste. Petit mais vraiment dépaysant. Le restaurant du site propose des plats à base de cactus qui méritent d’être goûtés.

Une île préservée

Arrivé sur place, le charme opère très vite. On doit notamment l’architecture respectueuse des traditions à l’artiste local César Manrique. Peintre, sculpteur et architecte, il arrive à transformer le « tas de cendres volcaniques » telle qu’était perçue l’île en une destination exotique, vivante et sauvage.

Amoureux de son île, l’artiste s’attache à préserver ses espaces naturels et à défendre l’île contre les assauts des promoteurs immobiliers. C’est lui qui a évité le tourisme de masse sur Lanzarote et qui fait que l’île reste agréable et authentique.

La fondation à son nom se visite et fait partie des incontournables pour les amateurs d’art. Sur l’île, les autres lieux que l’on doit à l’artiste sont divers et méritent le détour : Mirador del Rio, jardins de Cactus.

Des plages magnifiques

La plage de Papagayo au Sud de l’île et la plage La Francesa sur l’île toute proche de La Graciosa au Nord de Lanzarote partagent la même caractéristique : du sable blanc et un paysage de carte postale.

Mais ça n’enlève rien à la beauté des autres plages de l’île qui vont du brun au noir profond. Côté température, l’eau oscille entre 17 et 24 degrés suivant les saisons.

Teguise

Il y a la capitale de l’île Arrecife et il y a Teguise. Située au centre de l’île, l’ancienne ville royale de Teguise est composée de charmantes petites maisons toutes blanches.

La vie y est désormais douce mais par le passé, les pirates ont fait beaucoup de ravages. Un musée leur est d’ailleurs consacré et les noms des rues rappellent les heures sombres des lieux.

Stations balnéaires

Sur Lanzarote, les touristes ont plusieurs points de chute : Puerto del Carmen, la plus proche de l’aéroport, Costa Teguise, la plus huppée (Est) et Playa Blanca pratique pour les départs de ferries et appréciée des familles (Extrême Sud).

À noter le village Charco del Palo qui attire les naturistes de toute l’Europe.

salines de Janubio Lanzarote

Salines de Janubio

Datant du 18ème siècle, ces salines témoignent d’une longue tradition d’exploitation du sel dans la région. Le paysage est découpé en d’innombrables bassins remplis d’eau de mer, où le sel est récolté par un processus naturel d’évaporation.

La palette de couleurs changeantes des bassins, allant du vert émeraude au rose saumon, crée un spectacle visuel saisissant constractant avec l’ocre et le noir dominant aux alentours.

Avec ou contre les éléments ?

Aujourd’hui recherché par les visiteurs, le climat de Lanzarote a causé de nombreux problèmes aux habitants depuis la préhistoire. Comment faire pousser de quoi subsister sur une île ou il vente fort et ou il pleut rarement ?

Les vignobles de La Geria sont une des réponses qu’ont trouvé les autochtones : en créant des dépressions entourées de murets en demi-cercle qui protègent du vent et récolte la rosée, il est possible de faire pousser quelque chose en ces terres inhospitalières.

La lagune et les salines de Janubio méritent elles aussi le détour. Coupés de la mer suite à une éruption volcanique il y a 300 ans, les lieux sont utilisés depuis plus de 100 ans pour la production de sel.